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On ne s'équipe pas de la même manière pour protéger un ordinateur chez soi et un serveur d'entreprise, dont la disponibilité et le bon fonctionnement sont indispensables à une activité professionnelle.

 

Pour cette raison, les onduleurs se divisent en trois grandes catégories relatives à la technologie employée. Cette répartition a une incidence sur leur prix, leurs fonctions, leur gamme de puissance et, par ricochet, les équipements auxquels ils offrent une protection.

 

Le Off-line : l'entrée de gamme pour les équipements non-critiques

 

 

Réservez l'onduleur Off-line au matériel dont l'usage n'est pas critique : un PC utilisé pour surfer sur Internet et consulter ses emails, par exemple.

 

C'est aussi un choix convenable si le réseau électrique qui dessert votre habitation ou entreprise se révèle fiable.

 

En France, en milieu urbain, c'est généralement avéré.

 

Ce type d'onduleur, aussi appelé Standby, se comporte comme une batterie de secours en cas de coupure du réseau électrique : un commutateur bascule automatiquement l'alimentation du secteur vers le circuit de la batterie

Pour résumer, il est passif quand l'alimentation secteur est disponible et se met en marche quand celle-ci est coupée.

 

C'est le modèle le plus compact, le plus silencieux et le plus économique, il ne rectifie pas la tension et se contente de filtrer les parasites et de parer à la foudre.

 

Par ailleurs, la micro-coupure due à la commutation sur batterie dure plusieurs millisecondes. Ce laps de temps est suffisant pour déclencher l'extinction inopportune des appareils les plus sensibles, ce qui n'est pas le cas normalement d'un ordinateur.

 

La puissance de ces onduleurs est inférieure à 1500 kVA (1500 volts-ampères), ce qui est amplement suffisant pour alimenter le temps nécessaire un PC, son écran et d'autres périphériques comme une imprimante.

 

 

Le On-line : impératif pour un serveur

 

 

C'est la technologie exclusive dans la gamme des hautes puissances, supérieures à 5 kVA. Elle se réserve à des usages professionnels et industriels, afin d'assurer une continuité de service et de protéger des équipements stratégiques : gros serveurs présents dans les data center, matériel médical, etc. Elle est aussi conseillée dans un milieu électrique très perturbé. C'est par conséquent la plus onéreuse,

 

Le courant est ici constamment délivré par la batterie (elle est dite « en ligne »), laquelle est rechargée sans discontinuer par l'alimentation secteur. C'est l'onduleur le plus fiable, dans le sens où le temps de commutation est instantané et les équipements protégés sont isolés du réseau électrique, sauf en cas de panne ou de surcharge de l'onduleur. Le cas échéant, un circuit by-pass prend le relais. La tension en entrée est filtrée, régulée, et la tension en sortie est d'une stabilité optimale.

 

Le terme « double conversion » est souvent associé à ce type d’onduleurs. Il signifie que le courant est transformé deux fois : par un redresseur en amont de la batterie, qui lui fournit du courant continu, puis par un convertisseur en sortie de batterie, qui produit le courant

 

alternatif nécessaire au fonctionnement des équipements protégés. De facto, le rendement est affaibli (bien que les plus récents modèles revendiquent des rendements supérieurs à 90%) et la consommation électrique, donc la chaleur dégagée, augmente en raison du fonctionnement permanent. Un onduleur On-line possède donc un système de ventilation, potentiellement bruyant. Cependant, ce n'est pas rédhibitoire car il est le plus souvent logé dans une salle de serveurs, où la présence du personnel est intermittente.

 

 

Le calcul indispensable de la puissance réelle

 

Avant de prendre votre décision, le calcul de la puissance totale est donc obligatoire. Les deux pistes suivantes vous aiguilleront :

 

Un PC bureautique avec processeur Pentium G à 3 GHz, 4 Go de mémoire, un disque dur Sata, un circuit graphique intégré + moniteur LCD de 22 pouces : l'ensemble consomme de 80 à 120 watts, selon que le PC soit occupé par de petites tâches bureautiques ou des applications plus gourmandes (encodage vidéo, etc.). Un onduleur de 500 VA suffit.

 

Un PC de jeu avec processeur Core i7, 8 Go de mémoire, carte graphique GeForce GTX980, lecteur Blu-Ray + un moniteur LCD de 24 pouces : la consommation grimpe à une centaine de watts au repos et plus de 400 watts à pleine charge. Un onduleur de 800 VA semble un minimum.

 

S'ajoute la consommation électrique des périphériques pris en charge par la batterie de l'onduleur, si vous le jugez utile : modem/routeur (une vingtaine de watts), hautparleurs amplifiés (d'une dizaine à une centaine de watts pour les systèmes 5.1), imprimante (environ 10 watts pour du jet d'encre)...

 

 

 

Formule

 

Watt consommé x 1.6 =  VA

120 WATTS X 1.6 = 192 VA soit 400 VA

 

 

 

Chaque prise joue un ou plusieurs rôles

 

Toutes ces prises électriques protègent contre la foudre et les variations de tension. Mais elles se distinguent par d'autres attributs :

 

 

 

Les prises de la colonne de gauche sont secourues par la batterie, les autres non. La prise en haut à gauche (Master) contrôle l'alimentation des trois prises adjacentes.

 

Le secours de la batterie. Les prises secourues par la batterie comptent souvent pour la moitié des prises disponibles. Raccordez-y les équipements selon vos priorités, c'est-à-dire l'ordinateur, le moniteur, le modem/routeur...

 

L'asservissement à une prise maître. Quand l'équipement relié à la prise maître est éteint ou se met en veille (sa consommation descend sous un seuil prédéterminé), l'alimentation des prises esclaves est coupée automatiquement. L'objectif est d'économiser l'énergie. Typiquement, branchez l'ordinateur sur la prise principale, et affectez les prises asservies au moniteur et aux haut-parleurs, voire à l'imprimante.

 

La compatibilité CPL. L'onduleur filtrant le courant électrique, les hautes fréquences essentielles au signal CPL peuvent être neutralisées. Une prise compatible CPL tolère un module CPL, tout en le mettant à l'abri des surtensions.

 

Le pilotage à distance. Ces prises télécommandées se trouvent sur un onduleur à vocation professionnelle, équipé d'une carte de communication réseau (de série ou optionnelle) ou sur une unité de distribution électrique (« switched racked PDU »). Elles permettent l'allumage/extinction à distance d'un équipement, usuellement un serveur, et le redémarrage

 

séquentiel (plusieurs serveurs qui démarrent simultanément engendrant un pic de tension néfaste).

 

 

 

La distinction entre prise française et prises C13

 

 

Les prises au format C13, destinées à l'alimentation de puissants serveurs, sont omniprésentes au-delà de 1,5 kVA.

 

Examinez le format des prises et assurez-vous qu'elles respectent la norme française si vous comptez protéger votre ordinateur. En effet, jusqu'à une puissance de 1,5 kVA, deux versions du même onduleur peuvent coexister, l'une bénéficiant de prises françaises, l'autre de prises au standard IEC 320 C13, qui s'adressent à des serveurs. Au-delà de 1,5 kVA, le format C13 règne en maître.

 

Introduire un onduleur dans une installation informatique ou audiovisuelle implique souvent de raccorder des câbles supplémentaires, de les rallonger voire d'en changer